Raconte-moi tes souvenirs de match.
Roger Mignon
samedi 10 novembre 2007
Match : Mantes/Creil Nationale 3 masculine 1980
Dernière journée de Championnat
Mantes 1° au classement, Creil 2° par le goalavérage.
Lieu : Gymnase Albert Camus Mantes
Arbitres : Jean Pierre Rousse-Roger Mignon (régionaux-CF)
Nous sommes honorés d’être désignés sur ce match important par son impact sur l’accession des équipes, mais aussi inquiets de ne pas être à la hauteur. Peut être y aura-t-il un conseiller dans les tribunes ? Il n’en fût rien.
Une première mi-temps sans problèmes notoires avec un score serré, en faveur des locaux à la pause.
Un ou deux points, si je me rappelle bien.
La salle est pleine, le public local « très chaud » pour ses joueurs.
A moins d’une minute de la fin du match, égalité pour les deux équipes : l’ambiance est à son comble.
Nous sommes alors conduits, quinze secondes avant le signal final, à siffler un 7 mètres incontestable en faveur des visiteurs avec l’arrêt du temps, à l’époque obligatoire.
Jean-Pierre est arbitre central.
Le tireur de Creil se met en place. Dans un tintamarre indescriptible, celui-ci exécute son jet. Le chronométreur a remis son tableau en marche croyant, comme le tireur, que nous avons sifflé.
Il n’en est rien car des défenseurs sont entre les 6 et 9 m. et trop près du tireur.
Le gardien de but de Mantes, pendant ce temps, réussit un exploit en détournant la balle, avec les applaudissements et cris du public.
Aucun de nous deux ne se souvient d’avoir réussi à entendre le klaxon dans le bruit ambiant....
Alors que le tableau de marque a largement indiqué la fin du temps, il nous faut faire rejouer le jet.
Les joueurs des deux équipes ont compris et aucun ne proteste envers notre décision. Le tireur se remet en place, tire à notre signal (que Jean-Pierre est obligé de confirmer à cause du vacarme par un geste non prévu au code !) et .... marque le but qui voit son équipe gagner le match.
Le public (dont nombre de jeunes de la cité voisine du Val Fourré) hurle, ne comprenant pas que nous n’avons fait qu’appliquer le règlement : le connaissent-ils d’ailleurs ?
Dépités de la défaite si courte et de l’accession compromise, quelques-uns envahissent le terrain, pendant que nous évacuons celui-ci à toute vitesse vers les vestiaires.
Il nous faudra attendre une heure et demie, protégés par les deux équipes et leurs accompagnateurs, que les derniers excités soient sortis pour pouvoir rejoindre la voiture (neuve et heureusement intacte !) de J.P. pour rentrer chez nous.
Roger Mignon
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