Les désignations vont bon train pour les délégués européens et leurs activités sont soutenues.
Dernièrement c’est à destination de Elda, seule rescapée espagnole en coupe d’Europe, près d’Alicante que Jean-Philippe Dubedout, le dernier reçu des cinq mousquetaires, a évolué en quart de finale EHF Cup dames.
Il raconte pour Arbitrhand des souvenirs qu’il préfère partager.
Après de nombreux papiers administratifs à éditer et une préparation du voyage sans encombre, où il faut arriver la veille et repartir le lendemain du match, c’est un accueil chaleureux qui m’attend à l’aéroport d’Alicante puisque Enrique, l’hôte du jour, s’exprime dans un français très correct.
Direction l’Ouest à une trentaine de kilomètres à l’intérieur des terres à la conquête des deux équipes : Elda (ESP) d’un côté et Krasnodar (RUS) de l’autre.
« Il est 15h00, on va d’abord déjeuner, c’est l’heure espagnole, et pas une paella pour touristes » dit Enrique d’un air malicieux mais une « spécialité » autour de laquelle nous faisons plus ample connaissance pendant que les clients continuent d’affluer.
Le travail reprend ses droits, il est 17h00. Je visite la salle du match, où l’équipe Russe s’entraîne, et je contrôle que la liste impressionnante des directives de l’EHF soit respectée. Puis la réunion technique, consistante, peut commencer, avec en plus la vérification des passeports qui doit être conforme à la check-list.
Les arbitres Slovènes arrivent dans la soirée. Je les accueille à l’hôtel et nous allons nous restaurer vers 22h00 toujours accompagné d’Enrique qui en retour nous apprend l’Espagnol tandis que Jose Angel, le secrétaire général du club, traduit dans un excellent anglais. La situation est certes extravagante mais elle sied à tous. La soirée se termine avec la présentation nocturne de quelques « sponsors » dans la ville dont un collectionneur de maillots.
De G à D : Enrique et son épouse, les arbitres Ales Veber et Damjan Pangerc et Jose-Angel Sandoval.
Photo chez un "sponsor" du club...
....dont le patron collectionneur a conservé des maillots prestigieux.
Samedi matin c’est la visite, incontournable, du musée de la chaussure qui nous attend. Un rendez-vous dont les plus anciens (Robert Dujardin, Michel Dockwiller, Denis Reibel) m’avaient prévenu, puisque Elda est la capitale de la chaussure… pour dames uniquement.
Il est vrai qu’au bout d’une heure et demie on prend un coup de pompe à regarder des vieilles machines.
Cependant une surprise fait la fierté du musée : l’affiche du Mondial 2007 féminin organisé en France. « C’est Sylvie Borrotti et Odile Marcet qui l’ont apportée, explique Enrique. Comme le directeur du musée est un ami, il a accepté d’exposer cette pièce ».
Si Nougaro chantait « Est-ce l’Espagne en toi qui pousse un peu sa corne », l’inverse est aussi vrai grâce à ce joli cadeau.
L’après midi, le match est prévu à 16h pour les besoins de la télévision. « A cette heure là, nous serons peu nombreux, les gens mangent » nous dit-on. Mais l’Espagne est fervente et les huit cents supporteurs en attestent bruyamment devant une équipe Russe incapable d’endiguer la mobilité des espagnoles (32-16). Le match retour a du être chaud près de la Sibérie.
De retour à l’hôtel, discussion à trois, avec les arbitres, sur quelques épisodes du match et je leur indique mes observations d’ensemble après les leurs.
Après une soirée protocolaire, "vous donnerez le bonjour à tous les arbitres et délégués que je connais", me recommande Enrique (voilà c’est fait), lever tôt le lendemain pour rejoindre l’aéroport en direction de la France pour un repos bien mérité et une tension apaisée.